http://www.chez.com/startair/ 1999/2007
HISTORIQUE DU PARAMOTEUR

http://www.ultraflightradio.com/byname/farrand-lowell.html




Photos extraites du site: Vintage Ultralight & Lightplane Association
Le PARAPLANE
Premier paramoteur commercialisé en 1984:


le PARAPLANE, motorisé par deux moteurs de marque Solo réductés avec double hélices contra-rotatives pour éliminer l'effet du couple moteur; Les roues AR avaient quelques degrés de liberté pour éviter les renversements lors du gonflage de l'aile.
BERND GARTIG
Bernd Gartig, le premier pilote et constructeur de paramoteur à décollage à pieds.

Les premières constructions Françaises restées inconnues
Le premier modèle est de 1986 (photo Mounier1) et l'essai date de décembre 1986(Mounier 2); le moteur est un Solo non réducté et l'ensemble témoigne de l'effort de son créateur pour faire "léger": arceau en composite, structure minimale etc.Un deuxième modèle a été construit autour d'un autre moteur inconnu(Mounier 3 et 4); , j'ai perdu la trace de cet homme et ne suis pas sûr de l'orthographe de son nom.. il est originaire du centre de la France.
photo Mounier 1
photo Mounier
2
photo Mounier 3
photo Mounier 4
Le deuxième modèle est de 1987 c'est la création de Philippe De Beaumont avec un moteur de moto de trial de marque Montesa amputé de sa boite de vitesse et sur lequel une hélice en " profil alu" vient se fixer sur le rotor de volant magnétique (brrrr!!!!!!!) la cage est réduite à sa plus simple expression.
Philippe De Beaumont
création de Philippe De Beaumont
"L' EssenCIEL " ( ci-dessus constructeur JL LAINE en 1987) , premier paramoteur avec moteur à réducteur (SOLO 210) et hélice de 120 cm, le prototype fût vendu à Yves Marre qui en collaboration avec Léon Mouraud mirent au point le Propulsar qui traversa la manche piloté par Yves.
PROPULSAR
Denis Gankine au printemps 1988.
Léon
Mouraud Yves Marre
Décollage printemps 1988 avec un châssis-moteur Propulsar équipé
d'un 425 cm3 JPX et d'une aile Trekking "Silver Ghost".
"Alors
que les premières ailes souples sont arrivées en France, dans le parachutisme
sportif en 1972, c’est en 1984 que le premier engin motorisé, équipé d’une aile
souple, est né aux Etats-Unis, avec Steve Snyder, c’était le
“ Paraplane ”.
Viendront
ensuite quelques exemplaires du “ Buckeye ” et en 1986 l’anglais Mike Byrne fait
parler de sont Paratrike dans les revues spécialisées.
Le
“ Paraplane ” lui, était équipé d’un chariot et de deux moteurs Solo avec
hélices contrarotatives et sur lequel était accrochée une aile parachute
d’environ 35 m2.
Ce
matériel a été importé en France par Gérard Feldzer qui a traversé la Manche
avec dans le sens Angleterre France et ce en automne 1984.
En
1981, Bernd Gärtig, un allemand, réalisa lui le premier vol avec un paramoteur
décollage à pied équipé d’une aile parachute construite de ses mains et il tint
cette tentative secrète pendant plusieurs années ; il y a tout de même des
modestes !
L’aile
était constituée de 7 caissons, pesait 10 Kg, sa surface était de 30 m2 et son
concepteur allait ensuite la faire évoluer en 9 puis 11 caissons ; le moteur
quant à lui était un Solo de 210 cm3 avec une hélice de 84 cm de diamètre montée
en prise directe sur le vilebrequin ce qui engendrait un bruit de “ Stuka ” très
important.
La
cage de protection de l’hélice était déjà là et le réservoir d’essence était
placé sous le moteur.
L’ensemble,
sans l’aile, pesait 21 Kg, ce qui était déjà très peu, mais la finesse était à
peine supérieure à 3 ce qui obligeait à utiliser 80 % de la puissance pour une
vitesse en palier de 37 km/h, le taux de chute était de plus de 2 m/s, le taux
de montée d’à peine 1 m/s et la consommation d’environ 5 l/h, malgré un pilote
léger de 65 kg.
Le
bruit engendré par cet appareil était incompatible avec les très stricte
réglementation allemande de 55 dba (décibels) et le paramoteur étant un ULM, il
ne pouvait décoller, en Allemagne, que d’un terrain d’aviation avec les
contraintes que cela représente.
L’évolution
ne se fait pas et fin 1986 Bernd cherchait encore un
fabricant.
Cependant
en 1983, Dieter Unbehaum, un ingénieur allemand, avait déposé le premier brevet
paramoteur et, avec le moteur König, des premières étaient réalisées sans que
cela ne passe pour autant dans le domaine public.
En
France, certains craignant pour leurs jambes et leur colonne vertébrale
proposent, sur le papier, des systèmes à roulettes, baptisés à l’époque
“ brouette volante ” et, comme le disait son auteur, “ après le sac à dos
volant, la brouette volante, la réponse est entre vos
mains ”.
La
brouette n’a pas eu de suite mais il fallait bien tout imaginer, voire tout
essayer, afin d’éliminer et ensuite mettre au point ce qui allait petit à petit
nous convenir.
D’ailleurs
en ce qui concerne les roulettes, beaucoup avait été fait en 1986 avec le
Paratrike devenu Skybuggy en 1998 alors que le Parafan de la société Centrair au
Blanc volait déjà depuis 1985, sous la houlette de Marc Ranjon, et avec plus ou
moins de bonheur compte tenu des ailes de parachute, françaises ou américaines,
proposées à l’époque ; il était équipé d’un moteur Rotax 377 de 35 cv pour le
monoplace et pour le biplace en 87, le choix était offert entre un Rotax 503 de
46 cv ou un 462 de 52 cv ; la finesse atteignait à peine 2
points.


Bernard Brisset (blouson marron qui tient la voile partie blanche) ouvre la première école Française de pilotage paramoteur à Mionnay près de Lyon en 1986
La
société Parachute de France fera des essais sans suite avec le “ Paracross ”
avant de sous-traiter des ailes à Centrair, pour son
Parafan.
Depuis 1985 la société Durondeau, en Belgique, vendait un appareil à chariot tricycle équipé lui aussi d’un rotax 377 de 35 cv et d’une aile de 31 m2, puis un 447 de 42 cv avec une aile maison de 36 m2 ; le poids à vide était de 92 kg, 77 Kg en 1987, la vitesse de montée de 2 m/s et le taux de chute de 4 m/s
CHARIOTS DURONDEAU
.
Le Mobyplane, chariot plus léger, avec un moteur König ou un 425 JPX, et équipé
d’une aile BLS 11 C, a fait lui aussi une courte apparition en
France.
Bref,
le parachute motorisé, pendant quelques années, cherche sa voie entre le
décollage à pied, le chariot léger, le chariot puissant, éventuellement
biplace.
Nous
allons voir que depuis il a trouvé cette voie puisque 90 % des paramoteurs
Européens sont actuellement à décollage à pied même si les chariots continuent
d’évoluer et ont toujours leurs adeptes, en particulier en Amérique du
Nord.
Pas d’ostracisme ! tout ce qui vole est toujours bon à prendre car, pour les amoureux de l’air, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, donc peu importe la machine pourvu qu’elle vous permette de voler."
LE PAGOJET, premier paramoteur commercialisé
Chariot Sartre/Didier Plisson/ Jean-Louis Lainé
Eymin/Jorgeaguet
Essais Durondeau 1985
1986 Le mot "paramoteur" n'existe pas encore et il est proposé dans ce livre......
PARATRIKE
Myke Byrne et son Paratrike qui deviendra Skybuggy
IKEL
Production IKEL
MOBYPLANE
PARAFAN CENTRAIR
Pub PARAFAN DE CENTRAIR
Pub Paraplane
Didier
Eymin
A SUIVRE...................
ANNEXE Bernd Gärtig
25 années de paramoteur
en 1981 l’allemand Bernd
Gärtig (1952) à réalisé le premier vol motorisé en parapente de l’histoire.
Il avait une vision :
voler avec un équipement minimum, cet allemand né à Berlin voulait s’élever
dans les airs avec un premier GMP emporté sur son dos. La première construction
date de
Pour son premier model
Gärtig utilisait un moteur, lequel est encore aujourd’hui un moteur de
référence, le Solo 210 cm3 déjà équipé d’un pot accordé.
L’hélice de
était en prise directe (sans
réducteur).
Le parapente de
Lors du troisième vol les
suspentes de la voile étaient happées par l’hélice encore mal protégée
déchirante ainsi
Gärtig, pour des raisons de
sécurité évidentes, équipait les motorisations suivantes avec une cage
renforcée par fibre de verre et d’un filet de sécurité. Le réservoir était
agrandi à
Gärtig choisissait pour ses
envoles des grands prés sans obstacles.
Il décrivait les
atterrissages plutôt comme des « posées d’urgence » plus ou moins
contrôlées. Gärtig travaillait caché à l’abri des regards sans communiquer sur
ses essais – il ne voulait pas que on le prenne pour un fou. Malgré ça
Bostelmann et Gärtig avançaient sur leur projet : ils faisaient évoluer le
châssis, la cage, essayent des moteurs et réducteurs différents ,
développaient et construisaient divers types d’hélice.
Au courant de l’année 1986
les médias commençaient à s’intéresser, ceci n’est pas étonnant Gärtig volait à
l’époque pratiquement tous les jours. Des
émissions télévisées, la radio et la presse écrite rapportaient sur ses
activités. En 1987, invité à Verbier en
Suisse pour le championnats du monde de parapente il a du constater avec
stupéfaction que les ailes présentées étaient beaucoup plus performants que son
aile faite maison. Le rêve de construire ses propres parapentes abandonnés ?
Gärtig à partir de ce moment ne volait plus que sur des ailes du commerce.
Des vols de plusieurs heures
étaient réalisées en 1987 grâce à la
Big-X, un moteur König 3-cylindré et une hélice quadri-pâle.
Les contacts pris à Verbier
notamment avec
la première machine de
série : le PagoJet avec son moteur König 3-cylindre.
Gärtig ensemble avec
Bostelmann construisait un bas de châssis avec une coque plastique armé de
fibres de verre la partie dorsale était déjà en un seul morceau sur le modèle
M4 du PagoJet. Un réservoir de
Bernd Gärtig à quitté ce
monde à l’age de 42 ans du à une maladie cardiaque.
Il ignorait les signes
précurseurs de sa maladie – qui sait quelles évolutions et inventions il aurait
pu encore nous donner. Reste à espérer que le milieu des paramotoristes ne
l’oublie pas.
La production des PagoJet est
arrêté, les formes (négatives) pour la coque et les hélices sont préservés chez
Ralf Blankart (pagojetm4@web.de) qui assure également encore le S.A.V. pour
les moteurs König.
Le « dinosaure »
des paramoteurs vole toujours dans un trike de Jürgen Thode. L’ami de Gärtig,
La personne
Bernd Gärtig est né à Berlin
le 06. mars 1952. Il à appris le métier de soudeur spécialisé. En 1975 il a
déménagé à Seevetal non loin de Hambourg.
Gärtig n’était pas seulement
inventeur et technicien mais aussi un musicien très demandé, dans les années 80
il était guitariste et compositeur dans le groupe « Lake ». Le hit
mondial « More than a feeling » est encore dans beaucoup d’oreilles.
Il a travaillé avec Eric
Burton, Rudolf Rock et le groupe « Schoker ».
La laisse et une bandoulière
élastiques sont ses inventions.
De plus il travaillait sur un
hélicoptère porté sur le dos ainsi une double motorisation inversé pour
paramoteur.
On peut voir quelques outils
et machines de Gärtig au musée Otto Lilienthal à Anklam. www.lilienthal.museum.de
texte : Thomas Keller
(DULV Info 06/2006) - traduction et adaptation :
photos : Jürgen Thode
lettres de Bernd Gärtig et
Regine Gärtig au musée Otto-Lilienthal
recherches Internet :
www.paraplane.com/historty.html
